Actualités 2010
Antoine Bouyer a quitté le restaurant. C'est son second, Audrey Clochard, qui lui succède. Assumant la tradition culinaire des Plantagenêts, la jeune femme fait aussi valoir son savoir-faire. "Croustillant de riz d'agneau, compotée d'oignons au coriandre", "pigeonneau du Haut-Anjou, purée de patates douces et épinards au beurre" ou "bar et langoustines grillés à l'aigre doux" rejoignent la carte. Pour les desserts, "Ardi Gasna à la confiture de cerises noires, mousse de parmesan et
sorbet basilic" font pendant à "pour jouer, quelques biscuits à tremper dans du chocolat,
des agrumes confits, mousse de yaourt et riz soufflé". A noter que la salle se féminise aussi. Feyzan Aribas, qui a quitté sa Turquie natale pour passer
à l'ESTHUA d'Angers sa licence des métiers des Arts Culinaires et des Tables, prend la relève de Jacky Bourguet, maître d'hôtel parti à la retraite.
L.S. (03-2010)
Le restaurant à fait peau neuve: nouvelle décoration, mur tapissé de trois immenses photos d'un vieil indien, entrée ornée de cornes d'animaux dans le style trophées de
chasse : les Plantagenêts ont opéré une mue radicale, adoptant un look des plus tendance. La cuisine, dans les mains expertes d'Antoine Bouyer, continue à travailler les
beaux produits et nous fais prendre l'automne pour une joyeuse saison.
Délectable sauce
Pour commencer en verve, une soupe de homard aux topinambours et chanterelles nous chante en bouche un hymne à l'automne, les champignons nous emmènent dans les sous-bois
et la soupe, exquise, se laissera saucer avec délectation jusqu'a la dernière goutte. Tant pis pour la taille mannequin! On reste dans la forêt avec une noisette de
sanglier aux coings et girolles escortées de carottes. Les girolles juste grillées, " lancées sur le grill ",
mettent en relief la viande rosée et en forme de
l'animal. C'est une viande qui fait de l'exercice et c'est bon!
Sacré sanglier
Le coing et la carotte apportent une note potagère et sucrée à ce sacré sanglier qui nous fait courir les papilles. Une magnifique sauce, il faut le dire, toute en densité
(fond de sanglier, coings, fond de veau) sublime le plat. Antoine Bouyer excelle dans les sauces et l'on ne s'en plaindra pas. " Je suis un cuisinier de matières,
j'aime les éléments qui ont du fond ", confirme-t-il. Une tartelette de figues fraiches, avec de belles et grosses mures avec le goût comme quand vous les cueillez
dans les chemins, termine sans chichi un repas sans faille. Une cuisine de terroir mais pas nostalgique, avec du fond et de la forme, technique et expressive, on peut se
mettre à table aux Plantagenêts en toute quiétude, la famille Bouyer veille sur nous.
L.S. (11-2008)
Les Plantagenêts, pied sur terre et pied marin
Presque une dynastie règne sur les Plantagenêts. Hôtel, bistrot et restaurant, l’établissement angevin est tenu par la
famille Bouyer depuis 1893. Devenue pratiquement une institution, le restaurant souffre d’une image compassée qui ne
reflète en rien l’inventivité de son chef.
Bisque et andouille se jouent des clichés
Depuis 16 ans, Antoine Bouyer s’active en cuisine. Il associe sans complexe saveur de la terre et de la mer. La noisette
d’agneau rôtie se déguste à l’anchoïade et au romarin. La bisque de crabe aux huîtres s’apprécie avec une andouille fermière.
Sous ses doigts, « certains produits deviennent des condiments dédiés à donner du relief au plat ».
Malgré l’affluence
des saveurs, chaque produit est identifiable à son goût, preuve qu’ici on ne maltraite jamais les produits du terroir. Le turbot,
les grenailles, l’effiloché de choux rouges, l’endive, le sandre de Loire, les trompettes de la mort… tous sont révélés.
Ses fournisseurs, bouchers, pêcheur, éleveur de chèvres et
vigneron, tiennent une page dans le menu. Un hommage justifié par la qualité de leurs productions.
Des vins sublimés
Quant aux alcools, ils tiennent une place de choix aux Plantagenêts. Outre une jolie carte des vins servie par un sommelier
efficace, les éthyles chers à Bacchus sont à l’honneur dans l’assiette. Le Glenfiddich marine le sandre, le Layon se transforme
en crème accompagnant paupiettes de carpe et saumon, le porto sauce les champignons des bois, la Williamine de Thouarcé poêle
les fruits de saison. « J’aime réduire le vin jusqu’à ce qu’il devienne presque sirupeux. On retrouve alors les arômes qui
le caractérisent. Comme ce petit goût de tourbe avec le sandre », confie le chef, membre des Cuisineries gourmandes.
Bien que grande, la salle préserve l’intimité des convives grâce à l'aménagement d'alcôves avec banquettes et lumière douce.
Une atmosphère intimiste qui laisse le loisir de fermer les yeux afin de goûter la subtilité de chaque met.
Le plus du restaurant : des assiettes entre terre et mer, cuisinées aux vins et dégustées
en toute intimité.
E.K. (03-2007)
Restaurant Les Plantagenêts
(Voir le plan sur Google Maps)
8, place de la Gare
49100 Angers
Tél. : 02 41 88 49 42
Infos pratiques 2009 :
Fermé le samedi midi et dimanche soir.
Menus :
Menu Plantagenêts le midi à 21 euros.
Menu Gourmand à 31 euros.
Menu Mémoire et découvertes à 45 euros.
A la carte, plats de 16 à 24 euros, fromages et desserts de 9 à 15 euros.
Ce que l’on peut y déguster :
Les Mezzés des Plantagenêts : consommé d’huîtres, toast anguilles fumées, pomme tapée jambon serrano, foie gras pomme verte, foie gras pain d’épices.
Magret de canard rôti au cacao amer et oranges confites.
Sandre de Loire braisé au demi-sel, Layon faye et laurier.
Mille-feuille au thé et raisins frais.
Verre glacé aux deux Cognac, ganache au chocolat du Mexique.